Il y a quelques semaines, Amandine nous a contacté pour évoquer le concept de Petite Marelle dans sa VAE (Validation des Acquis d’Expérience) pour devenir Educatrice de Jeunes Enfants (EJE).
En effet Amandine voulait mettre en avant son futur travail d’EJE avec un objectif 0 déchets !
Alors, nous forcément, on a dit oui ! Pour bien comprendre son cheminement, on lui a demandé un témoignage que l’on vous laisse découvrir !

Quel est le parcours d’Amandine, la future EJE ?

Assistante Maternelle Agréée depuis 10 ans j’ai commencé à exercer à mon domicile en me rendant régulièrement au RAM (relais assistante maternelle). J’ai continué à me former quand l’occasion se présentait.
J’ai créé un document « projet pédagogique d’accueil » à destination des parents qui explique ma façon de travailler et mes valeurs que je fais évoluer au fil des ans.

En 2013 à la fin de ma formation d’Assistante Maternelle j’ai obtenu mon CAP petite enfance afin d’avoir un diplôme reconnu dans le domaine de la petite enfance.

Trois ans plus tard j’ai eu envie de me regrouper avec des collègues pour rompre l’isolement et proposer un accueil innovant. Le concept des Maisons d’Assistantes Maternelles (MAM) venait d’être créé .

La création de la MAM :

Après une formation courte sur le travail en MAM, 18 mois de labeur pour monter le projet avec mes collègues, en Février 2016 la MAM « Les petits malins » ouvrait ses portes !

D’où viennent les aliments ? est un beau jeu de société éducatif de la marque Akros

Cette expérience fut riche car il y avait tout à penser, voir aboutir notre projet : une vraie satisfaction !

En Août 2017 suite à un déménagement j’ai quitté la MAM pour retravailler à mon domicile.

J’ai toujours cette passion qui m’anime et l’envie d’exercer mon métier. Mais je souhaitai évoluer professionnellement avec l’obtention du diplôme d’éducatrice de jeunes enfants (EJE).

J’avais choisi ce métier après mon baccalauréat sciences médico-social et échoué de peu au concours d’entrée. Cela m’a laissé un sentiment d’inachevé. J’ai toujours travaillé auprès de jeunes enfants depuis et je me suis faite ma propre expérience.

Un accompagnement d’enfants atteints de troubles de la sphère autistique :

En parallèle du projet MAM je travaillais au sein d’une famille avec des enfants atteints de TSA (Troubles de la Sphère Autistique). Outre les parents, j’ai travaillé en étroite collaboration avec une équipe pluridisciplinaire dont une EJE. Cela m’a permis de découvrir une autre facette de ce métier riche et varié.

Avec deux enfants en bas âge (18 mois et 4 ans) je ne me voyais pas retourner sur les bancs de l’école.

C’est pourquoi j’ai tenté ma chance par le biais de la VAE (Validation des Acquis d’Expérience). Le parcours sera long et parsemé d’embûches mais je suis bien déterminée à mettre toutes les chances de mon côté.

Le parcours de la VAE :

Pour ce faire j’ai déposé mon livret 1 dit de « recevabilité » auquel il faut joindre tous nos justificatifs d’expérience en lien avec le diplôme visé. Dans l’attente d’une réponse (sous deux mois), si mon dossier est éligible je devrai rédiger le livret 2 qui repose sur des cas pratiques en lien avec nos expériences. Pour m’aider à la rédaction je pourrai compter sur une formation (payante et non obligatoire) de 24h étalée sur 8 à 10 mois. De plus cela me permettra de me préparer au mieux à l’entretien final devant le jury.

Je pourrai aussi m’appuyer sur des articles de magazines professionnels comme EJE journal ou des livres comme « VAE pour l’obtention des DEES, DEASS, DEEJE ».

La VAE peut être validée entièrement (obtention du diplôme niveau licence), ou partiellement : les domaines de compétences validés sont acquis sans limite de durée, ou alors la VAE peut être invalidée.

Avec ce diplôme je pourrai exercer dans différents lieux d’accueils tels que les crèches, lieux d’accueils parents-enfants, Relais Assistante Maternelle. Mon objectif à long terme, après avoir acquis de nouvelles expériences, serait de diriger un établissement d’accueil de jeunes enfants « vert ». Tout cela avec des valeurs qui me sont chères : le développement durable, la bienveillance et une philosophie à tendance Montessori.

Le jeu Pourquoi recyclons-nous ? d’Akros sensibilise les enfants au 0 déchets

Un objectif zéro déchets !

J’ai toujours fait attention au tri des déchets mais sans vraiment aller plus loin. Fin 2019, suite à un reportage sur la surconsommation de plastique, la pollution des océans et l’enfouissement des déchets, j’ai eu une réelle prise de conscience.

Résolution prise pour l’année 2020 : tendre vers le zéro déchets. Aujourd’hui je suis fière d’avoir tenue toute l’année et que ce soit devenu un mode de vie.

Je recommande les livres « la famille zéro déchets, ze guide » de Jérémie Pichon et Bénédicte Moret ainsi que « zéro déchets » de Béa Johnson, qui m’ont accompagné durant ma transition écologique.

Le mode de vie zéro déchets pourrait se résumer à la règle des 5 R : Refuser, Réduire, Réutiliser, Rendre à la terre (composter) et Recycler.

Comment Refuser ?

Pour moi le plus difficile a été de « Refuser » : les sacs dans les magasins, les cadeaux marketing… ce n’est pas toujours bien perçu de dire non et encore moins de proposer ses propres contenants.

Comment Réduire et Réutiliser ?

Dans un premier temps j’ai tenté de réduire et réutiliser. Pour ce faire j’ai banni bon nombre de plastique (surtout le jetable) et remplacé progressivement par une alternative plus écologique. Pailles en bambou et inox, vaisselle enfants en verre et inox, sacs de courses réutilisables (pour le pain, « filets » pour les fruits et légumes, mais aussi pour la pharmacie!)

Dans la cuisine :

Après avoir terminé mes rouleaux de cellophane et aluminium je les ai remplacé par des bee-wraps en complément de bocaux qui dormaient dans mes placards !

L’essuie-tout aussi a disparu au profit de son équivalent lavable, et j’ai choisi des éponges lavables/compostables en fin de vie.

Dans la salle de bain :

Bon nombre de produits sont désormais solides. Voici quelques exemples : déodorant et démaquillant (de la marque Comme avant), savons et crème pour les mains produits à quelques kilomètres de chez nous. On trouve des brosses à dents en bois à tête interchangeable (chez Caliquo par exemple) comme alternative.

Au moment des courses :

Pour aller plus loin j’ai adopté les courses en vrac pour les denrées sèches dans une épicerie bio indépendante. Je cuisine un maximum de produits frais et de saison, produits localement et bio si possible : objectif circuits courts ! Je fais mes yaourts et YAB, crèmes desserts, compotes, autant de pots que nous ne jetons plus.

Pour les couches et lingettes :

Ma poubelle à déchets débordait toujours. Il m’a paru évident que l’utilisation de couches jetables était dépassée. J’ai acheté 3 sortes de couches lavables pour tester sur mon fils de 8 mois et finalement craqué pour la marque Hamac, des couches innovantes et jolies, efficaces même la nuit, conçues et produites en France. J’ai rapidement proposé un nouveau service aux parents (contre une petite indemnité supplémentaire) qui a fait l’unanimité.
A ce jour les enfants sont en lavables le temps de l’accueil : j’ai investi dans le modèle T-mac de différentes tailles que je lave et entretiens, ainsi que des lingettes lavables. C’est économique et écologique !

Comment rendre à la terre ?

Pour rendre à la terre, suite à une discussion entre voisines nous avons fait une demande de composteurs. Cette demande a été très vite acceptée et adoptée. Aujourd’hui c’est une quinzaine de familles qui l’utilisent.

Comment recycler ?

Pour recycler, je revends ou donne les vêtements inutilisés et rachète parfois d’occasion,

Ma salle de jeux a été repensée : le plastique a quasiment disparu au profit du bois et du métal plus durable.

Merci à Petite Marelle de permettre de louer plutôt que de posséder, un service qui s’inscrit dans l’air du temps, à tester absolument !