D’après une étude menée par l’INED, les enfants de 2 ans seraient trop exposés aux écrans, et en particulier à la télé. Si le danger des écrans est connu, il ne réside pas uniquement dans le temps passé à les regarder, mais aussi dans les contenus regardés. Bien sélectionnés et appréhendés, ils peuvent être bénéfiques.

Si le CSA français en déconseille l’usage par les moins de 3 ans, c’est que de nombreuses études ont montré les dangers des écrans. Les risques sont multiples : un retard dans le développement psychomoteur, des troubles de l’attention au long terme, une dégradation de la rétine oculaire (ie. la DMLA), des troubles du sommeil, de l’anxiété, de l’insécurité relationnelle, … La liste est sans fin.

Limiter le temps d’écran, surveiller leur usage.

            Quel que soit le point de vue de chacun, il semble raisonnable d’éviter d’utiliser des écrans avec les tout petits. Mais qu’en est-il passé ses 3 ans ? Chaque pays étant différent, nous avons cherché à recouper les informations et à trouver si un consensus était établi sur ce sujet.

Globalement, il y a bien consensus, comme le montrent ces exemples :

La Société Canadienne de Pédiatrie recommande de limiter le temps d’écran des enfants à une heure par jour lorsqu’ils sont âgés de 3 à 5 ans.

Quant au CSA, en France, il déconseille l’utilisation d’écrans pour une durée supérieure à 50 minutes pour les 3 à 6 ans. Mais en plus de cette durée, le CSA recommande d’accompagner l’enfant dans le visionnage de programmes réservés aux enfants. Les recommandations sont également sur le fait de dialoguer avec lui à propos de ce qu’il aura vu.

En effet, le contenu regardé est très important, car un enfant imite ce qu’il voit, et ne fait pas une distinction nette entre fiction et réalité. C’est là que peuvent résider les dangers des écrans.

Certaines vidéos à bannir !

Le journal télévisé et les films et séries diffusés aux heures de grande écoute sont, par exemple, à bannir d’après le CSA. Elles constituent le point central des dangers des écrans. Les images montrées peuvent être à caractère violent, ou quoi qu’il en soit inadaptées. Inadaptées car en reproduisant ce qu’il voit, l’enfant peut comprendre et assimiler les nouvelles situations auxquelles il est confronté chaque jour. C’est pourquoi c’est une de ses façons d’apprendre préférées. Alors si certains films ou séries sont divertissants pour les autres membres de la famille, ils peuvent aussi être perturbants et choquants pour les plus petits.

Mais parfois l’utilité des écrans n’est pas à sous-estimer.

Néanmoins, certains contenus peuvent apporter de véritables bénéfices au développement de l’enfant, et permettre de répondre à ses besoins personnels. Les programmes et jeux interactifs destinés aux enfants leur permettent d’acquérir de nouvelles connaissances : développer le langage, la logique ou bien apprendre à connaître et respecter la diversité, et bien plus encore. Comme l’indique Olivier Houdé sur France Culture, ils peuvent aussi réactiver des connaissances déjà appréhendées dans d’autres contextes. Les dangers des écrans peuvent donc se transformer en apport éducatif !

Les bons gestes à adopter :

Et comme dans d’autres aspects de la vie quotidienne, il est primordial d’accompagner l’enfant dans sa découverte des écrans et de discuter avec lui de ce qu’il a vu, fait et ressenti. Il développera ainsi sa capacité à raconter des histoires, assimilera les informations nouvelles, sera en mesure de parler de ce qui l’a troublé, et réactivera des connaissances.

 Instaurer un rituel (un moment de la journée, une durée donnée, un lieu) peut aussi être un bon moyen pour l’enfant d’appréhender cette frontière entre la fiction et la réalité. Vous pourrez ainsi quantifier et de limiter son usage des écrans de lui-même. Cela lui laissera aussi le temps d’exercer et de transposer les nouvelles connaissances qu’il aura acquises… et de limiter ainsi les dangers des écrans.

Pour en savoir plus sur l’utilité des rituels et des astuces sur leur mise en place, nous vous avons rédigé un article complet.

Les écrans oui, mais pas seuls.

Car l’utilisation du numérique s’apprend, comme tout le reste. Les bons gestes, les liens de cause à effets à acquérir pour se servir de l’appareil numérique concerné comme une télécommande. Par exemple, sur quel bouton appuyer pour revenir en arrière, pour arrêter le programme ou le jeu, etc ? et se prémunir contre les dangers des écrans.

Afin d’encadrer et d’accompagner, il peut aussi être intéressant de composer une vidéothèque à son enfant . Vous pouvez sélectionner les programmes qui lui sont adaptés et qui répondent à ses besoins selon vos observations. De cette façon, aucune inquiétude à avoir quant aux potentiels dangers des écrans. Cette sélection sera ensuite affinée par l’enfant lui-même, et sera amenée à changer au fil du temps, en suivant ses besoins : sensorialité, motricité, créativité, …
Car comme avec les jouets, ses besoins évolueront vite !

Finalement, l’essentiel c’est :

– Eviter les écrans pour les enfants de moins de 3 ans,
– Accompagner l’enfant dans l’usage des écrans,
– Veiller à lui proposer des contenus pédagogiques qui répondent à ses besoins
– Limiter le temps passé devant les écrans : veillez à varier les activités !

Ainsi, vous pourrez prévenir vos enfants contre les dangers des écrans, et lui offrir un bon départ avec les nouvelles technologies, qui, sans nul doute, lui seront très utiles dans le futur.

Et si vous êtes en panne d’inspiration pour occuper vos enfants, chez Petite Marelle on a plein d’idées de jouets éducatifs pour vos enfants, et aucun n’a d’écran ! En effet, on s’y est engagé !

Pour recevoir régulièrement nos articles, inscrivez-vous à notre newsletter !