Ses méthodes ont traversé les années. Sa pédagogie est reconnue de toutes et tous, mais connaissez-vous vraiment Maria Montessori ?


« Ne jamais renoncer, toujours avancer » aurait pu être sa devise.

Le poids de la famille

Sa naissance a lieu en 1870, près d’Ancône, en Italie.
Elle est la fille unique d’une famille aisée mais stricte. Sa naissance coïncide avec la fin de 13 années de guerres d’indépendance. Sa famille s’installe à Rome lorsqu’elle est âgée de 5 ans. Elle y fera son cursus élémentaire, qui deviendra obligatoire en 1877, et se passionne pour les mathématiques.
Maria se voit ingénieure, mais son père la voudrait enseignante. Maria est une fille déterminée ; grâce à l’appui de sa mère, elle intègre un collège technique de garçons où elle découvre la biologie.
Maria rêve dès lors de devenir médecin malgré les préjugés de son époque et l’opposition de son père.
A 20 ans, baccalauréat en poche, elle entre à la Faculté des sciences où elle obtient une licence en sciences naturelles.

Mais Maria a du caractère !

Elle est tenace : avec des soutiens de poids dont celui du Ministre de l’Instruction Publique, Guido Bucelli, elle parvient à s’inscrire à la Faculté de Médecine et de Chirurgie de Rome, jusque-là réservée aux hommes.
A 26 ans, en 1896, elle soutient sa thèse de médecine sur la santé mentale et les hallucinations . Maria Montessori devient une des premières femmes médecin d’Italie et même d’ Europe.
Cette même année 96, elle représente son pays au Congrès International des Femmes à Berlin ; elle soutient les droits des femmes, leurs demandes d’émancipation, et déjà l’égalité des salaires.
Elle défend un féminisme indépendant des mouvements et partis politiques de l’époque.

portrait de Maria Montessori
Yes, we mum !

Maria devient maman

1898 voit la naissance de son fils Mario, né hors mariage d’une relation avec son professeur de psychiatrie, Guiseppe Montesano. A partir de ses 12 ans, son fils Mario vient vivre avec sa mère et l’accompagnera souvent lors de ses voyages, aux États-Unis, en Inde, puis aux Pays-Bas. Il participera, avant et après le décès de sa mère, au développement de l’Association Montessori Internationale (A.M.I.).
Jusqu’en 1900, Maria Montessori travaille dans la Clinique Psychiatrique de l’Université de Rome au sein de l’équipe du Professeur Sciamanna. Elle se consacre à la médecine infantile et oriente son travail vers les jeunes déficients mentaux. A cette époque, ceux-ci, livrés à eux-mêmes, ne bénéficient d’aucune attention, ni stimulation.
Elle a l’intuition , dès 1900, « que les problèmes de ces jeunes déficients sont moins d’ordre médical que pédagogique ».
Toujours en mouvement, elle participe à des congrès, des conférences dans les grandes villes italiennes.

Des résultats miraculeux !

A Rome, elle crée et dirige une école d’orthophrénie (considéré comme l’art de bien diriger les facultés intellectuelles) où elle forme des enseignants à observer et éduquer les enfants faibles.
Elle se rend à Londres et à Paris, où, le jour, elle visite des instituts éducatifs et, la nuit, traduit les œuvres de Jean Itard et étudie Edouard Séguin ; ces 2 médecins français ont consacré leur vie aux enfants sourds ou déficients afin de développer des méthodes d’apprentissage adaptées.
Les résultats obtenus auprès des enfants déficients sont qualifiés de « miraculeux » : certains apprennent à lire, écrire, passent même avec succès des examens. En 1904, elle obtient une chaire d’Anthropologie pédagogique à l’Université de Rome.
De 1900 à 1907, Maria met en place ce qui sera le coeur de sa pédagogie : profitable aux enfants déficients, elle le sera également pour des enfants dits « normaux » .

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